
À l’orée de l’année jubilaire marquant le centenaire +3 de la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono, Sa Majesté Alphonse ONDOA EFFALA, Maire de la commune d’Akono, a accordé un entretien au magazine MIS Y’A AKONO. Dans cet échange, l’élu local revient sur la portée historique, sociale et développementale de cette célébration, ainsi que sur l’implication de la commune, des populations et de la diaspora dans la réussite de cet événement majeur pour Akono. Monsieur le Maire, Merci de nous accorder cette attention. L’arrondissement d’Akono traverse une période particulière de son histoire, marquée par la célébration du centenaire +3 de la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono. Cet événement dépasse le seul cadre religieux pour toucher à la mémoire collective, à la cohésion sociale et au développement local. À travers cet échange, le magazine MIS Y’A AKONO, piloté par l’Union des Jeunes Dynamiques d’Akono (UJEDAK), souhaite recueillir votre regard d’élu local sur la portée de ce jubilé, son impact pour la commune, ainsi que les perspectives qu’il ouvre pour l’avenir d’Akono. Monsieur le Maire, que représente pour vous, et pour la commune d’Akono, la célébration du centenaire +3 de la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono ? Je remercie chaleureusement mes jeunes frères et enfants de m’avoir donné l’occasion, l’opportunité, en tant que Maire, de poser un regard sur cette célébration annoncée. Concernant l’Église, j’ai bien reçu l’invitation, j’en ai pris acte et je me prépare à vivre pleinement cette célébration qui sera présidée par Son Excellence l’Archevêque. Nous savons tous que l’Archevêque ne se rend pas partout. Sa seule présence est déjà un signe fort : elle nous indique qu’il se passe quelque chose d’important à Akono. À la lecture et à l’observation de ce qui se prépare, nous comprenons que l’événement est véritablement de grande envergure. Le travail engagé pour sa préparation témoigne du sérieux de l’organisation. Et comme le dit l’adage, aux fleurs, nous espérons qu’elles tiendront la promesse des fruits. L’Église a donné à la communauté chrétienne d’Akono toute une année pour préparer cette célébration. Aujourd’hui, on pourrait avoir l’impression que certains se sentent encore seuls dans cette préparation, mais j’ai la conviction profonde que nous ne serons pas seuls au moment de célébrer. Les gens viendront de partout. Le nom d’Akono résonne déjà à travers son église et sa chapelle. Ce lieu est si emblématique que l’on pourrait se demander si la route a été construite pour l’église ou si l’église a été construite pour la route. Tout passant sait qu’il est arrivé à Akono lorsqu’il aperçoit la splendeur et la grandeur de notre église. Ainsi, l’Église a accordé à la communauté chrétienne, à la commune et à l’ensemble de la population une année entière pour préparer cet événement. La célébration de ce dimanche marque donc le point de départ officiel, le lancement des préparatifs de cette grande fête jubilaire. Monsieur le Maire, en quoi la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono a-t-elle contribué, selon vous, à la construction de l’identité sociale, éducative et culturelle de la commune depuis sa création en 1923 ? La paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono a joué, et continue de jouer, un rôle déterminant dans la construction de l’identité sociale, éducative et culturelle de notre commune. Le premier aspect est moral. C’est la mission première de l’Église : la formation morale des populations. À travers ce lieu, même lorsqu’on ne veut pas adhérer, on finit par reconnaître son influence. L’église est un espace de cohésion, un lieu où nos idées, nos pensées et nos différences se rencontrent et s’harmonisent. Ensuite, il y a l’aspect symbolique et touristique. Depuis des décennies, ce bâtiment est un véritable repère. Lorsqu’on arrive à Akono, qu’on le veuille ou non, on voit l’église. Elle marque profondément aussi bien les populations locales que les visiteurs. Je me souviens personnellement de délégations venues d’ailleurs, parfois en pèlerinage, simplement pour voir, toucher du doigt et vivre l’expérience de l’église d’Akono. Cela montre que son rayonnement dépasse le cadre local, pour être national, voire international. C’est pourquoi, lorsque nous, responsables politiques, parlons de tourisme, l’église d’Akono s’impose naturellement comme un site touristique majeur. Il y a également un aspect social et économique très concret. Autour de l’église, on voit en permanence de l’activité : des personnes qui entretiennent la cour, coupent les herbes, puisent de l’eau au puits construit par l’église, ou se préparent à accueillir des séminaires, des regroupements de jeunes ou d’autres mouvements paroissiaux. Tout cela crée une dynamique de vie et de solidarité. En réalité, l’église d’Akono peut être résumée comme un symbole de survie et de structuration de la commune, sur les plans moral, économique et touristique. Si cette église n’avait pas existé, nous n’aurions sans doute pas connu une congrégation aussi active. Le séminaire d’Akono lui-même n’aurait probablement pas vu le jour. C’est cette église qui a attiré et fédéré tant de personnes et d’initiatives. L’Église catholique a ainsi fait de ce lieu une véritable maison commune, presque un sanctuaire, où chacun peut trouver sa place. Pour nous, c’est un symbole qu’il faut maintenir, raviver et perpétuer. Toute la joie que nous ressentons aujourd’hui à l’annonce de cette célébration jubilaire traduit l’attente profonde des populations d’Akono. Elles espèrent que cette fête marquera un nouveau départ, porté par le rythme et la conduite de l’Église catholique. Monsieur le Maire, comment la Commune d’Akono entend-elle accompagner et soutenir, sur les plans institutionnel, logistique et organisationnel, les célébrations du centenaire +3 de la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono ? Lorsqu’on parle de la mairie, on parle avant tout de la commune et de l’ensemble de ses populations. La commune d’Akono est composée de citoyens de diverses confessions, mais il est évident que la communauté chrétienne catholique y est majoritaire. En tant que Maire, notre responsabilité est donc de porter une attention particulière à toutes les composantes de la population, y compris cette communauté fortement représentée. Dès l’annonce des célébrations du centenaire +3 de la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono, la commune a commencé à se préparer à accompagner l’Église dans l’organisation de cet événement. Certes, à ce stade, tout n’est pas encore finalisé, mais des actions concrètes sont déjà engagées. Vous avez par exemple constaté les efforts réalisés autour de l’éclairage public à proximité de l’église. Même si une panne récente a été enregistrée, un dispositif de projection est prévu afin que, de nuit comme de jour, l’église reste visible, sécurisée et mise en valeur. Nous envisageons également des actions d’embellissement, notamment par des aménagements floraux, afin que le cadre de la célébration ne soit pas le même que celui du quotidien. Il faut rappeler que, par le passé, avec l’accompagnement de l’État, la commune a déjà contribué à la rénovation de l’église. Cet effort de réhabilitation se poursuivra, dans la mesure de nos moyens. Certes, il n’existe pas de ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux édifices religieux, mais compte tenu de l’importance de cette célébration pour la population, la commune s’emploiera à mobiliser les ressources disponibles pour que l’événement se déroule dans de bonnes conditions. La mairie entend également prendre part activement aux réunions préparatoires aux côtés de l’Église. La commune ne peut rester en marge d’un événement qui accueillera des fidèles, des visiteurs et des touristes. Cette célébration est aussi une opportunité pour valoriser l’image d’Akono, promouvoir son patrimoine et, pourquoi pas, attirer des partenariats et des financements bénéfiques au développement local. C’est donc dans un esprit de collaboration, sous la conduite de l’Église, que la commune d’Akono s’engage à accompagner les préparatifs. Nous ferons des propositions, et chaque fois que cela sera possible, nous répondrons favorablement aux sollicitations qui nous seront adressées, dans l’intérêt de la population et du rayonnement de notre commune. Monsieur le Maire, au regard de l’ampleur de cette célébration du centenaire +3 de la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono, peut-on considérer cet événement comme un véritable levier de développement local ? Si oui, en quoi et à quelles retombées concrètes la commune peut-elle s’attendre, tant sur le plan économique, social que partenarial ? Oui, sans hésitation. Je dirais même que ce n’est pas seulement une conviction, mais une certitude. Cette célébration du centenaire +3 de la paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono constitue un véritable levier de développement local. Je l’ai d’ailleurs évoqué précédemment : le jour de la célébration, nul ne peut aujourd’hui dire exactement qui sera présent. Ce que nous savons, en revanche, c’est que nous allons vivre un événement majeur, et nous le vivrons avec des invités venus d’horizons divers. Certains verront peut-être encore plus loin que nous dans la manière de renforcer les liens entre la commune et l’Église. C’est donc un moment opportun pour réfléchir à la mise en place de véritables partenariats entre la commune et l’Église. Quels types de collaborations pouvons-nous instaurer ? Comment capitaliser sur cet événement pour renforcer le développement local ? Ce sont là des questions essentielles. Lorsqu’une grande affluence est attendue, les retombées sont multiples. Certes, certains viendront avant tout pour la célébration religieuse, mais d’autres participeront aussi à l’animation économique locale : restaurants, bars, hébergements, commerces… Tout cela contribue à dynamiser l’économi