
« Il faut dénoncer, le mariage ce n’est pas la mort ! » La formule de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, résonne comme un avertissement face à la recrudescence des violences faites aux femmes au Cameroun.
Invitée dans l’émission « Obama Time », la ministre n’a pas caché son émotion face aux drames récemment enregistrés. « Les mots me manquent pour dire à quel point je suis touchée par la mort de ces femmes », a-t-elle déclaré, évoquant les témoignages, notes vocales et images qui lui parviennent.
Pour Marie-Thérèse Abena Ondoa, l’indifférence ne peut plus être une option. Elle appelle les victimes, leurs proches et les témoins à briser le silence et à dénoncer les violences, particulièrement lorsqu’elles surviennent dans le cadre conjugal.
Son message est sans ambiguïté : le mariage ne saurait constituer un permis de violence ni une condamnation à subir.
La ministre a également évoqué les mesures prises par les pouvoirs publics pour lutter contre les comportements et discours susceptibles d'alimenter ces violences. Elle a notamment indiqué qu’à l’issue d’un conseil de cabinet, des instructions avaient été données pour que certains comportements soient sanctionnés sévèrement.
Au-delà de la réaction aux drames, cette intervention remet sur la table une question essentielle : comment mieux protéger les femmes victimes de violences et intervenir avant que l’irréparable ne survienne ?
À travers cette prise de parole, la ministre originaire d’Akono place une nouvelle fois la protection de la femme au cœur du débat public. Un combat qui ne relève pas uniquement des pouvoirs publics, mais qui interpelle également les familles, les communautés et chaque citoyen.
Le silence protège parfois l’auteur, jamais la victime.