
À l’approche de l’apothéose du Centenaire de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono, prévue le 20 décembre 2026, la Commission scientifique invite les fidèles, les familles et les détenteurs de documents anciens à contribuer à la sauvegarde de l’histoire de cette communauté chrétienne.
Une vieille photographie, un registre oublié, une lettre conservée dans un tiroir ou le témoignage d’un ancien peuvent parfois éclairer des pans entiers de l’histoire. C’est autour de cette conviction que s’inscrit l’appel lancé par la Commission scientifique du Centenaire de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono, qui entend rassembler les traces documentaires et les mémoires susceptibles de retracer le parcours de cette communauté depuis sa fondation.
Une histoire qui remonte à 1923
Fondée en 1923 par Monseigneur François-Xavier Vogt, père spiritain d’origine alsacienne, la Mission catholique d’Akono fut confiée à une équipe de missionnaires parmi lesquels le Père Antoine Stoll et le Frère Alphonse Quemeneur. Cent ans après sa création, son histoire constitue un patrimoine religieux, culturel et social dont la préservation dépasse le seul cadre de la communauté paroissiale.
La célébration de ce centenaire doit toutefois être distinguée de deux autres anniversaires : celui de la création du séminaire, également rattaché à l’année 1923, et celui de la construction de l’église Notre-Dame des Sept Douleurs, dont le centenaire sera célébré en 2033, puisque sa construction remonte à 1933.
De 2023 à 2033, la communauté chrétienne d’Akono s’inscrit ainsi dans une décennie marquée par plusieurs rendez-vous mémoriels.
Le 20 décembre 2026, point culminant des célébrations
Les festivités du Centenaire de la paroisse ont été lancées le 21 décembre 2025 par Monseigneur Jean Mbarga, archevêque de Yaoundé. Elles se poursuivent tout au long de l’année 2026 et doivent connaître leur apothéose le 20 décembre prochain, à l’occasion d’une messe pontificale célébrée par le prélat.
En prélude à cette échéance, la Commission scientifique a engagé des activités visant à documenter l’histoire de la paroisse et à préparer les supports de mémoire liés à cet anniversaire. Il s’agit notamment de collecter des documents, de recueillir des témoignages et de susciter des contributions écrites destinées à enrichir la brochure du Centenaire.
Photographies, témoignages et archives recherchés
La Commission scientifique sollicite la participation de toutes les personnes susceptibles de détenir des éléments utiles à cette entreprise. Les documents recherchés comprennent notamment les photographies anciennes, les cartes, les plans, les lettres, les registres, les articles, les publications et les objets symboliques.
Les témoignages oraux, particulièrement ceux des personnes âgées, occupent également une place importante dans cette démarche. Les souvenirs familiaux, les anecdotes, les noms des acteurs historiques, les dates et les récits d’événements marquants peuvent contribuer à reconstituer une histoire parfois absente des documents écrits.
Les personnes désireuses de participer sont invitées à signaler les documents en indiquant un titre et une brève description. La Commission scientifique pourra ensuite les recontacter afin d’organiser leur numérisation ou leur collecte.
Un appel aux auteurs pour la brochure du Centenaire
La mobilisation concerne également les chercheurs, les enseignants, les étudiants, les fidèles et toute personne souhaitant apporter une contribution écrite. Les propositions d’articles doivent comporter un titre et un court résumé de quelques lignes.
Les textes pourront porter sur l’histoire de la paroisse ou sur les enjeux du thème retenu pour ce centenaire : « Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs d’Akono : cent ans après, enjeux et défis d’une pastorale enracinée dans le Christ. »
La Commission scientifique examinera les propositions et validera les textes retenus. Ceux-ci seront signés par leurs auteurs, auxquels les modalités de remise seront précisées.
Préserver la mémoire, transmettre l’histoire
Au-delà de la célébration liturgique, cette initiative pose la question de la transmission du patrimoine aux générations futures. La mémoire d’une paroisse ne se limite pas à son édifice ou aux grandes dates de son calendrier. Elle se construit aussi à travers les personnes qui l’ont façonnée, les familles qui l’ont fait vivre, les missionnaires qui y ont œuvré et les événements qui ont marqué son évolution.
En sollicitant la participation du plus grand nombre, la Commission scientifique rappelle que la sauvegarde de cette histoire est une responsabilité collective. Chaque document retrouvé et chaque témoignage recueilli peut contribuer à mieux comprendre le passé d’Akono et à en transmettre les enseignements.
Les contributions peuvent être signalées par WhatsApp au 699 26 04 72 ou par courrier électronique à rolandekobena09@gmail.com. La collecte des documents demeure ouverte en permanence.
Un document oublié, une photographie conservée, une mémoire racontée : chaque trace compte. Partageons nos archives et préservons notre mémoire.
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