
Avant les cuisines modernes, avant les carreaux brillants, les cuisinières à gaz et les grandes cuisines ouvertes sur le salon, il y avait celles-ci.
Des cuisines modestes, parfois sombres, faites de bois, de terre, de tôles et de quelques planches. Des cuisines qui, aujourd’hui, pourraient sembler rudimentaires, mais qui furent autrefois le cœur battant de nombreuses maisons d’Akono.
Ici, le feu occupait une place centrale. La fumée s’élevait lentement sous la toiture, imprégnant les murs et les ustensiles. Les marmites noircies par les années reposaient sur des foyers simples. Les bassines, seaux et vieux récipients trouvaient chacun leur place. Et quelque part, dans un coin, une chaise attendait celle ou celui qui surveillait le repas.
Mais ces cuisines n’étaient pas seulement des endroits où l’on préparait à manger.
Elles étaient des lieux de transmission.
C’est là que nos mères, nos grands-mères et parfois nos grands-pères transmettaient, souvent sans même avoir besoin de le dire, les gestes de la vie quotidienne. On y apprenait à reconnaître les bons bois pour le feu, à préparer certains mets, à conserver les aliments, à accueillir un visiteur arrivé à l’improviste.
On y parlait aussi.
On y racontait les histoires de la famille, les nouvelles du village, les souvenirs des anciens. Les enfants y traînaient parfois autour du feu, attirés par les odeurs qui s’échappaient des marmites. Et pendant que le repas mijotait, une génération en observait une autre faire.
C’est peut-être cela, le plus grand héritage de ces cuisines : elles n'avaient pas besoin d'être grandes pour être importantes.
Aujourd’hui, beaucoup de ces espaces disparaissent progressivement, remplacés par des constructions nouvelles et des équipements plus modernes. Pourtant, derrière leurs murs noircis et leurs vieux ustensiles se cache une partie de la mémoire domestique d’Akono.
Alors, regardons cette image autrement.
Non pas comme la photographie d’une cuisine ancienne.
Mais comme un morceau de notre histoire.
Un hommage à ces cuisines de nos parents et de nos grands-parents, qui ont nourri des familles, accueilli des générations et conservé, dans la fumée de leurs foyers, quelques-uns des souvenirs les plus simples de notre enfance.
Parce qu’un village ne se raconte pas seulement à travers ses grands événements. Il se raconte aussi à travers ses maisons, ses cuisines, ses odeurs, ses gestes et les petits endroits où la vie s’est longtemps écrite.
Et maintenant, soyons honnêtes…
ET TOI, TU AS DÉJÀ CUISINÉ DANS UNE CUISINE COMME ÇA OU TU ATTENDAIS DÉJÀ LA CUISINIÈRE À GAZ ?
MIS Y’A AKONO
Découvrez Akono, son histoire, ses talents et son avenir.